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Blogue Google Canada
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Découvrez l’habitat marin de l’eider de l’Arctique en motoneige avec Google Maps



Note de l’éditeur : Joel Heath, directeur général de la Société des Eiders de l’Arctique, est l’auteur invité du blogue d’aujourd’hui.

L’eider de l’Arctique n’est pas un canard ordinaire. Le plumage de cet habitant des glaces marines est le plus chaud au monde, une pure merveille de la nature qui permet au canard eider de passer ses hivers dans l’une des régions les plus reculées et les plus glaciales de la planète. Maintenant, grâce à Google Maps, à la communauté inuite de Sanikiluaq et à la Société des Eiders de l’Arctique, notre petit organisme de bienfaisance voué à la protection environnementale, les internautes à travers le monde peuvent explorer cette région, à la fois extraordinaire et fragile, de la géographie canadienne qui abrite l’eider de l’Arctique.

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Le Trekker collige les images Street View d’une polynie

L’hiver dernier, par des vents de – 50 degrés Celsius, l’équipe de Google Maps s’est rendue aux Îles Belcher [LIEN] dans la Baie d’Hudson pour aider la Société des Eiders de l’Arctique à installer le Trekker sur une motoneige afin de colliger de spectaculaires images dans Street View des polynies environnantes. Ces petites étendues d’eau qui ne gèlent pas sur la banquise agissent comme une sorte d’oasis qui offre un habitat à la faune comme les eiders qui plongent sous la glace pour débusquer moules et oursins.

Vous remarquerez par ces images qu’il n’y a pas que des canards dans ces contrées glaciales. Les Inuits des Îles Belcher y vivent depuis des centaines d’années. Cette communauté, un hameau d’à peine 850 personnes, entretient une relation exceptionnelle avec le canard eider. En plus d’être une source de chaleur et d’alimentation traditionnelle, l’oiseau, dont le duvet est utilisé dans la confection des parkas traditionnels uniques aux Inuits de cette région, est enraciné dans leur histoire.

Mais cet écosystème est menacé. La région a souffert d’un manque de gestion environnementale, et la fragile glace marine, cruciale à la fois pour les eiders et les Inuits, vit des temps difficiles en raison du développement hydroélectrique autour de la Baie d’Hudson. De nombreux cas de mortalité chez les eiders et les bélugas ont été relevés en raison des conditions de la glace qui piège les animaux jusqu’à ce qu’ils meurent de faim ou manquent d’oxygène.


Le partenariat avec Google Maps nous aide à supporter des programmes de recherche conçus pour protéger ces habitats de la glace marine. À partir d’images captées par le Trekker, combinées aux données et aux connaissances des communautés inuites et cries, et à la cartographie réalisée par la Société des Eiders de l’Arctique, nous sommes en train de créer une plateforme qui permettra de retracer et de suivre la faune locale ensemble. Ce mélange d’ancien et de nouveau, conjugué aux connaissances locales, à Google Street View et à la cartographie de la Société des Eiders de l’Arctique, est peut-être ce qu’il faut pour s’attaquer aux impacts des projets hydroélectriques sur les oiseaux qui produisent le duvet le plus chaud qui soit pour affronter l’hiver.


Prenez un moment pour consulter Google Maps afin de mieux comprendre cet oiseau extraordinaire et la communauté qui en dépend. Promenez-vous par un froid glacial dans les rues de Sanikiluaq, sautez sur une motoneige et explorez les glaces marines qui abritent les eiders de l’Arctique. Et pas besoin d’un anorak en duvet d’eider pour le faire!

Pour en savoir davantage sur la relation unique entre la communauté de Sanikiluaq et l’eider de l’Arctique, ne manquez pas de visionner Au gré de la plume Arctique, le film primé et acclamé par la critique par lequel tout a commencé.